Atlas nocturne / Paris Métropole Sud


Le petit marché de Créteil
janvier 18, 2009, 3:07
Classé dans : Groupe 05 ( B. Gentil / PH. Monfort / B. Chantelou)


récit
décembre 18, 2008, 7:27
Classé dans : Groupe 05 ( B. Gentil / PH. Monfort / B. Chantelou)

Partie à 12h on se rejoint à Ranelagh direction châtelet.

12h30, première fois que Paul-Henri et Bérénice prennent le RER B en semaine à cette heure. Benoit est un habitué.

Une rame plutôt animée pour l’heure, beaucoup d’étudiants étrangers qui descendent à la cité U. Quelques personnes éméchées pour un soir de début de semaine. Rien qui ne change vraiment des autres lignes de RER, un métissage plus important que le métro mais pas de façon vraiment marquée. Ayant pris le dernier, une fois notre destination atteinte, s’en suit la fermeture de plus de la moitié des sorties.

1h, Antony, personne dans les rues, quelques enseignes allumées rien qui face concurrence aux réverbères. Les panneaux commerciaux sont pourtant à Paris la principale source de lumière aux approches des stations principales de transport en commun. Cela nous rappelle que la zone reste, malgré son emprise avec Paris, très résidentielle.

Nous sommes seul, presque, jusqu’à Rungis. Nous avons traversé tout ce qui peut constituer une ville de banlieue. Centre, place de l’Eglise, bois, zone industrielle, autoroute, route, zone commerciale. Rien d’ouvert, la nuit seulement quelques lumières illuminant les façades des bâtiments importants. Il ne s’agit que de bâtiments municipaux, aucune entreprise ni bâtiment privé, ceux qui font la fierté de la ville mais dont l’illumination n’a aucun intérêt fonctionnel : bibliothèque, Eglise, centre culturel. Ce qui est frappant car aucune entrée de résidence n’est aussi bien illuminée, aucune n’a cette chaleur apportée par les décorations de noël, aucun n’a ce coté rassurant que peut transmettre un espace « sous protection» de la lumière. Malgré le grand nombre d’immeubles, peu de personnes étaient réveillées.

2h, nous avons croisé trois jeunes qui, ayant ratés leur dernier noctylien, rentraient chez eux du carré Massena à pied. Leur parcours leur prenait une heure : du bowling (fermé à deux heure) à chez eux, fières de nous dirent qu’ils habitaient à coté de la prison.

2h30, plus loin le jardin dit « des Médicis », juxtaposé à la ZAC, composé d’arbres en pousse. Un jardin encore dépourvue de toute animation nocturne. Nous avons croisé un cycliste à proximité. Sa présence ainsi que son mode de transport pour une zone de grand flux nous ont paru très étrange pour l’heure. Nous avons essayé de le questionner mais il semblait nous fuir.

2h45, un grand rond point qui nous indique la zone habitée de Rungis. Nous accédons à la zone marchande par un couloir impraticable, mais surtout interdit aux piétons.

3h, arrivée face aux grandes halles, nous commençons par nous ruer vers une buvette. Peu remplie, elle est pourtant assez fréquentée. Un roulement d’une dizaine de travailleurs qui changent tous les quarts d’heure. Ils prennent principalement des cafés et parfois des sandwichs. A cinq heure, peu de plats du jour servis mais les cuisines sont toujours ouvertes.

Puis direction la halle aux poissons. L’une des plus acceptée. C’est ici qu’est décidé le prix du poisson de la journée pour toute la région parisienne. Aucun échange ne se fait à la criée, des personnes passent dans chaque stand. Pas d’effort de présentation, le sol est encombré de glace fondue. En revanche l’architecture de l’intérieur du bâtiment nous renvoie un sentiment de propreté. Le sol, les murs, le plafond sont blanc. C’est une image qui doit être vue en parallèle à celle du hall des viandes. Dont toute l’histoire, toute la légende de la chasse se lit dans le travail du plafond voûté en bois. Comme si les deux bâtiments voulaient une dernière fois rappeler à leurs occupants leurs différences culturelles.

4h30, négociation d’un cuisseau de chevreuil. Étant accompagnés d’une fille, chose rare de ce coté des caisses, la transaction se fait assez facilement. Il est amusant de remarquer une fois encore que la notion de temps n’existe pas vraiment. Au milieu de ce hall se trouve un bistro aux allures de cave à vin, où se vend plutôt des viennoiseries malgré le contexte constitué de bêtes mortes et parfois dépecées.

4h45, nous décidons de partir mais avant cela il nous fallait grignoter quelque chose. Direction une des nombreuses pompe à essence. Le client qui nous précède connaît bien la vendeuse, il s’agit d’un habitué possédant une ardoise.

Pour trouver le bon bus il nous a fallu tourner un bon quart d’heure dans le froid et la rosée. A la station, nous croisons un homme qui nous explique qu’il travail de nuit au nettoyage d’Orly, il a 2h de trajet pour rentrer chez lui. Il ne s’en plaint pas et ne semble pas gêné par le nombre important de changement avant d’arriver chez lui.

5h30, arrivée à châtelet. Nos prenons le premier métro, toujours vêtue de nos blouses blanches qui empestent l’animal mort.

6h, retour au point de départ.



Groupe 5 ( B. Gentil / PH. Monfort / B. Chantelou)
novembre 27, 2008, 8:53
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Parcours.

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Antony: rue commerçante à minuit.

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Vies parallèles.

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Centre ville.

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Changement d’échelle.

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Flux traversant.

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Impasse temporaire.

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Couloir.

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Ville.

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Brasserie de Rungis.

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Demi du matin, chocolat du soir.

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Centre ville.

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Rungis: rue commerçante à 4h.

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Tout doit disparaitre.

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Corps.

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Flux.

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Buvette.

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Petite récompense.

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