METRO 8 REULLY-DIDEROT à ECOLE VETERINAIRE DE MAISON ALFORD à MARCHER JUSQU’A CHINAGORA à PROMMENADE ZONNE INDUSTRIELLE àNOCTILIEN 35 à GARE DE LYON
On commence ce deuxième parcours dans la nuit avec quelques idées en tête de ce qu’on va travailler dans notre proposition. On focalise vers la zone industrielle d’Ivry sur Seine, on veut bien étudier les connections et la mobilité de cet emplacement avec le centre ville, puis reconnaitre les différentes activités qu’y ont lieu pendant la nuit, et pouvoir différencier les usages et, s’il existe, les interrelations.
On part de Paris avec le dernier Métro à 00 h 35, ligne 8 depuis Reully-Diderot jusqu’à la fin de la ligne à Ecole Vétérinaire de Maison Alford. Il est 00 h 55 lorsqu’on marche vers Chinagora, et on rencontre le complexe de loisir (masqué à la chinoise) toujours comme un géant endormi sous la nuit.
Parfois on retrouve, derrière les barrières, de la lumière et des hommes (la plupart des surveillants nocturnes), ou des petits groupes qui bavardent dans le froid, qui fument, des conducteurs qui attendent dans leurs camions.
Usine avec activité nocturne vers 2 h du soir
La presse de Le Monde, ouverte comme chaque soir à 2 h 30.
Toujours de petits groupes, pas des lieux communs pour se rencontrer. Personne ne sait de ce qui se passe dans l’usine à côté dans ce moment, de si quelqu’un lui ferait compagnie dans un bar pendant l’attente de quoi que ce soit dans le froid.
On prend le Noctilien N35 à 2 h 50, qui prend un quart d’heure jusqu’à Gare de Lyon, et on rentre chez nous à 3 h 25 du soir.
Proposition_ Cité nocturne: la fête à Ivry sur Seine
On se situe sur la bifurcation de la Seine, à la hauteur de la zone industrielle d’Ivry sur Seine devant le complexe Chinagora et la zone résidentielle de Maison Alford. Par sa proximité à Paris et par son activité nocturne (seulement industrielle) on considère qu’il a le potentiel nécessaire pour développer une cité nocturne près de la Seine.
-Créer un petit pôle d’activité nocturne plus actif et compact que l’existant actuellement.
-Dotations et services pour les employés des usines.
-Rendre l’atmosphère plus sûre avec plus de gens.
-Lui donner un nom, une publicité : créer un nouvel espace-quartier avec bonne ambiance.
-Eviter les ennuis causés pour le bruit aux voisins:la Seine comme séparation.
-Avoir une bonne communication au niveau de la zone intérieure et vers Paris.
- Service de bus interne.

Analyse des communications:
D’après l’étude des connections nocturnes, on voudrait renforcer celles qui arrivent à notre zone, en proposant une extension de tramway et un service de bus interne à la cité nocturne.


Proposition: cité nocturne de Ivry sur Seine


1er fête: 27 decembre il est inauguré The factory
PROGRAMME SUIVI POUR LA REALISATION DU PROJET:
_ Location de deux buses qui font le trajet d’allé-retour entre Port de Charenton et The Factory
Photos de la 1er fête de l’espace musical et culturel :



Il fait froid, surtout en croisant le pont. Dès là on commence à sentir la présence des industries, silencieuses, parfois encore latentes.
Dans la zone industrielle c’est le silence et, de temps en temps, le bruit continu des machines industrielles qui configurent le paysage. Personne dans les rues. La présence des façades aveugles ne s’enlève pas de notre champ de vision.
Classé dans : Les halles de nuit. (F. Boily / E. Critchley-Caron) | Mots-clefs: nuit
Expédition nocturne #2 La première exploration s’étant avérée plus complexe qu’escomptée quant aux déplacements à effectuer durant la nuit, il nous apparaissait plus pertinent cette fois-ci de vivre davantage la nuit à l’extérieur, comme piétons, et moins à l’intérieur d’un Noctilien comme la dernière fois, bien que cette expérience nous ait permis de voir un plus grand paysage nocturne en périphérie. Donc pour cette seconde expérience, le fait de se déplacer par nos propres moyens nous permettait de gagner du temps, dans la mesure où lors de la précédente expédition, la majorité de l’expérience nocturne fut une course vers le bon noctilien à prendre. Il nous paraissait donc important que cette nouvelle excursion soit distincte de la première, pour en tirer des conclusions diverses et avoir un éventail plus élargie d’impressions nocturnes, mais cette excursion devait tout de même suivre la continuité de ce que nous avions observé au marché Rungis. ( L’intensité et la multitude des activités, le contraste entre un dense noyau de mobilités entourée d’une ville endormie, éteinte, la multitude de gens absolument actifs, pour qui la nuit n’est pas tellement différente du jour, etc. ). Dans cette optique, parce qu’en plus nous ne connaissons pas si bien le Paris nocturne, nous avons préféré ciblé un parcours plus central qui assurerait le lien entre divers endroits, soit les lieux parisiens ouverts 24heures sur 24. Donc, un second aperçu sur une réelle activité nocturne, pratiquée toutefois par différents acteurs, dans des lieux plus centraux et aussi, selon un nouvel horaire, puisque notre parcours couvrirait cette fois les heures que nous n’avions pas vécu la dernière fois (celles qui tendent davantage vers le lever du jour que la tombée de la nuit).
Ainsi, nous avions ciblé l’Hôpital St-Antoine, croyant y retrouver une panoplie de gens, un personnel affolé courant un peu partout dans les corridors, comme c’est toujours le cas dans les centres hospitaliers de Montréal, en plein milieu de la nuit. Et pourtant, rien… Nous voulions ressentir la même hâte que nous avions été étonnés de remarquer à Rungis et qui nous avait pratiquement réveillés…en vain. Un établissement plutôt imposant dans l’arrondissement, qui occupe un îlot entier, et dont la plupart des étages étaient absolument déserts. Un seul infirmier croisé et des gardes de sécurité qui placotaient à l’entrée, sans toutefois jamais nous demander ce que nous venions faire, à se demander s’ils assuraient vraiment une quelconque sécurité dans l’hôpital. Donc, une déception devant ces paliers dépeuplés, dénués de toute action. La destination suivante était une pharmacie ouverte 24 heures , près de la place Félix Éboué, mais une seconde déception survint puisque qu’elle était éteinte, sans vie. Toutefois, avant de se diriger vers les halles où nous avions répertorié d’autres lieux ouverts durant la nuit, un fourmillement de gens et de camions attira notre attention. Il s’agissait en fait de la préparation pour le marché qui débutait vers 8 heures. C’était là la preuve qu’à l’approche de 5 heures, la ville commençait à s’éveiller. Là résidait peut-être après tout le nouvel objectif de notre excursion, puisque les lieux à priori agités ou du moins ouverts que nous avions voulu observer nous larguaient.
Les autres lieux répertoriés se situaient près de Châtelet-les-Halles, l’un d’entre eux étant un tabac situé sur la rue St-Denis, évidemment fermé et l’autre, un bistrot sur la rue Montmartre, qui s’avéra à être le seul établissement se prétendant ouvert 24 heures et l’étant vraiment! Toutefois, il ne s’affichait pas particulièrement ; l’endroit était plus ou moins bien éclairé, plus ou moins affiché, mais surtout, les tables longeant la vitrine étaient surmontées de chaises, laissant presque croire qu’il était fermé. Pourtant, ce ‘bistrot de l’urbain bucolique’ abritait quelques clients, cachés derrière ses chaises obstruant la vue. Il était maintenant plus de 5 heures et nous assistions maintenant au réveil de la ville, à la redensification de ce centre, avec tous ces cafés et boulangeries qui s’allumaient peu à peu, ces supermarchés qui finissaient de s’approvisionner, ce personnel de la ville qui continuaient leur boulot, ces livreurs de journaux qui achevaient leur parcours…
Il semblait toutefois très étonnant pour nous de retrouver si peu d’activités nocturnes dans ce périmètre puisqu’il s’agit tout de même du centre de la métropole. Nous nous serions attendus à plus d’agitations, plus de gens, plus d’attractions. Car outre ces commerces qui ouvraient peu à peu leurs portes, il semblait bien que quelques heures avant, toutes les rues étaient désertes. Certes, vers deux heures, il y avait sans doute les gens qui sortaient des bars, mais qu’en est-il de cet intervalle entre la sortie des bars et l’éveil de la ville ? Il est évident que certains arrondissements ne sont pas voués à une activité continuelle, même la nuit, mais Châtelet-les-Halles nous apparaissaient à nous, étrangers, un périmètre où il y aurait, peu importe l’heure, une certaine mobilité ou certaines activités. Et pourtant.. Nous l’avons perçu comme lorsque nous étions en plein centre du parking, près de Rungis, seuls dans un grand désert vide. Cette situation semblait adéquate pour un territoire situé en périphérie du centre, mais en son centre même, Paris devrait-il être dénué de la sorte ? Il s’agit pratiquement d’un non-sens, d’autant plus que ce périmètre, ou plus spécifiquement les Halles, comptent parmi le jour, plus de 800 000 visiteurs qui transitent de la banlieue vers la ville, de la ville vers la banlieue, faisant d’elle la plus grande gare de Paris. Pourquoi cette si forte densité de mobilités et d’activités devient-elle absolument nulle durant la nuit? D’autant plus que ce site était naturellement imprégné d’une activité continuelle, 24 heures sur 24, depuis des siècles, puisqu’il était l’ancien site du marché international, marché qui s’est relocalisé en 1969 vers Val-de-Marne, où se situe actuellement le marché Rungis.
C’est dans cette découverte que nos deux explorations nocturnes se trouvent liées, sans le savoir, et qu’il nous paraît important de traiter de cet écho qui pourraient exister entre la périphérie et le centre de Paris, dans la mesure où, historiquement, l’ancien site de Châtelet-les-Halles et l’actuel territoire du marché Rungis, sont unis. Les Halles étaient, comme l’évoquait Émile Zola, le ventre de Paris, sa requalification dans les années 70 en a plutôt fait un cœur. Son ventre étant désormais en banlieue, qu’en est-il de ce cœur qui, la nuit, cesse de battre, pendant qu’en périphérie, l’activité bat son plein ?
Classé dans : Groupe 08 (A. Petitjean / L. Nietupski / L. Samama ) | Mots-clefs: atlas, exploration, nuit
Classé dans : Groupe 07 ( N. Vallee / N. Bien ) | Mots-clefs: atlas, exploration, nuit
Ier / Excursion.
Ce soir, c’est déjà demain … et oui pas question de laisser un sommeil voiler à nos yeux la ville de la Nuit, pratiquons la aussi peu docile qu’elle se présente.
Rapide rendez-vous autour d’un verre, Irish Pub oblige, afin de développer une stratégie …. notre stratégie d’étude de la ville la Nuit.
Les projets fusent autour de la table, tandis que le vacarme ambiant bat son plein. Et c’est finalement l’exotisme des Bois, la Curiosité de l’inconnu qu’est pour nous la prostitution qui fini par dresser nos objectifs, et aiguiser notre curiosité.
Rejoignons tout d’abord Boulogne-Billancourt, sans difficultés aucunes puisque nous sommes à Odéon, la ligne 10 fera bien l’affaire. Et nous aurons tout le temps en chemin de dresser plus précisément notre parcours.
Le Parcours:
> Chemin faisant ….. !

Objectifs verrouillés, … mais pas encore réalisés.

La ligne 10 tout d’abord, arrêt Porte d’Auteuil.

Un petit peu de marche désormais pour nous enfoncer dans l’épaisseur de la Nuit, et de son monde …

Un petit peu de marche toujours finalement … et oui ! L’air frais vivifie.

C’est plus une marche, c’est devenu une expédition, les kilomètres s’affichent au compteur, mais c’est la meilleure façon de prendre pied sur la ville la Nuit, de constater que dans notre périple nous ne traversons pas un tissu continu, mais que la ville la nuit s’apparente à de rare escales ou s’affiche singulier un bar éveillé, l’entrée d’un supermarché laissé éclairé, des braves de la nuit ivre visiblement de leur exploit!

Puis retour sur Paris par Porte de Versailles, remontée sur Montparnasse pour Nicolas B. et Odéon juste après pour moi. (Nicolas V.)
Sur notre Parcours:
00:26 Odéon métro
demande de direction: Odéon à Rungis
> Surprise du personnel de la RATP
changement de destination Bois de Boulogne = connotation prostitution

00:33
assis dans le métro
un couple devant nous
>langage exagéré par emploi de gestes
fin de soirée picole!!!!

00:44
arrivée à Michel Ange Auteuil
des ouvriers travaillent à la réparation du Métro


00:56
Entrée dans le bois de Boulogne, lumières de la ville disparaissent, bois relativement sombre

01:00
Camionnette blanche garée sur le bas côté dans la pénombre, une voiture s’arrête derrière

01:08
Arrivée devant le stade Roland Garros, nous longeons le bois de boulogne
abscence de voies éclairées qui nous empêches de continuer la progression à l’intérieur
seules voies éclairées sont pour les voitures, nous continuons



01:18
Nous passons devant des camionnettes, camping car
des bougies sont allumées sur le tableau de bord ou warnings
des filles dénudées attendent sur le siège passager



01:25
Nous passons devant un rond point
tout autour sont présentes des prostituées un peu plus loin toujours un homme dans une voiture
01:30
rond point fessart changement de décor plutôt chic et aménagé d’inspiration haussmanienne
porte entre ouverte baisse de la vigilance des riverains

02:40
voilà un bon moment que nous marchons sans s’arreter sur quelques faits marquants
paysage urbain de lampadaires, de voiture et quelques clochards et alcooliques rencontrés, la nuit se fait monotone
nous arrivons aux moulineaux
02:57
tranquillement en train de se ballader dans la rue, un jeune qui nous suivait à distance sur le trottoir opposé nous propose “un petit quelque chose”
> la bouffe provencale n’étant pas à notre goût, nous décidons de refuser sa proposition de fines herbes.

03:06
2ème fois de la nuit que nous croisons une voiture de police, la première fois étant porte d’auteuil


03:22
nous ne pouvons paqsser sans nous arreter devant une boulangerie, l’odeur des croissants au beurre en train de cuir dans les fours dégage une odeur savoureuse dans tout le quartier >> on a faim !
03:36
Rue du General Leclerd
1 er camion de la poste aperçu qui va se charger de fournir les différents bureaux

03h45
l’on assiste à un déchargement de linge propre dans un hôtel

4h12
Nous approchons de la porte de Versailles, 3 ème fourgon de police

4h50
Prise de vélibs pour retourner vers Montparnasse
en route
> boulanger qui pétri la pate
>pour la deuxième fois passage devant commissariat et camionnette a demi sur la voie avec warning clef sur le contact portes fermées
< la route est à nous
> poissoniers qui reviennent de Rungis



IIème / Excursion.
Le Soir de notre deuxième Excursion …
Recueil autour d’un verre, les objectifs sont aujourd’hui clairs. Suite à notre investigation de la dernière fois, nous avons décidés d’étudier la prostitution à Boulogne-Billancourt.
Notre Objectif: comprendre un peu plus son fonctionnement, ou du moins, tenter d’approcher son espace, cet espace qu’elle s’est appropriée et sur lequel elle impose ses règles. Mais quelles règles? Qui sont ses débiteurs, utilisateurs et sujets? Et comment nous est-il permit de penser un projet architectural sur son sort …
< … Utopique certainement, mais vérace dans une projection d’une Ville de la Nuit …>
Toujours cette bonne vieille camionnette à l’entrée des Bois, les choses ne semblent pas avoir changées.
Ah oui! on a oublié de vous dire … cette fois ci il fait très froid.
Nous tentons … “rassuré” … de nous enfoncer un peu plus dans les Bois et son univers.
En position derrière un arbre, je mitraille la petite place.
… Puis j’entends Nicolas B. qui se met a parler à haute voix …
… je me retourne, un homme a arrêté sa voiture au milieu de la chaussée …
…Le pantalon débraillé et retirant sa ceinture il ordonne à Nicolas B. de lui “tailler une pipe” …
… “Taille moi un Pipe, combien … je te paierais ” …
…Après s’être difficilement expliqué, celui-ci part en lâchant un “Ah bah si vous travaillez pas” …
Le fameux parking, source de l’activité que nous cherchons à observer.
A la sortie du rond point celui ci est situé sur une route traversante qui rejoins dans la continuité le réseau automobile.
… nous aussi on ne fait que passer …
Un Transsexuel arrête les voitures à la sortie du Rond point.
A son abord, celui-ci nous interpelle: “Alors les garçons on s’ennuie ?”
Les abords du Rond point, les voitures se rangent, les “filles” montent, et les voitures repartent.
L’endroit et très psychédélique, étrange, déroutant et pourtant si serein …
>le flot des clients se fait dans le plus grand calme, et une parfaite habitude.
Bon et bien bonne journée Monsieur … Bonjour chez-vous …*
Au suivant !!!
Le Temps du Projet
>Réflexion portée sur la Prostitution – Édification d’un projet Utopique “PLUG-IN City, la ville qui assouvie vos Désirs”
Notre Démarche, appliquée à notre pensée
La Prostitution, sujet de comptoir, mot usuel et chargé d’images noires, sales ; des tableaux à la noirceur déjà trop figée, condamnée par la morale, par la société, par l’estime humaine, même pour certains de nos contemporains.
Comment nous serait-il possible de ré-estimer celà, de tenter de faire reconnaître l’inadmissible, l’inacceptable dans nos villes.
Mais ce qui aujourd’hui revêt les traits d’une image figée, d’hors et déjà jugée et écrouée, ne l’était pas de façon si absolue par le passé, à l’époque des maisons closes du 19ème siècle. L’on estime à 4 hommes sur 10 le nombre des habitués de jadis de ces endroits de plaisirs. Au Moyen-âge, l’on voit même certains chapitres ecclésiastiques entretenir l’activité de prostitution, et dans l’époque antique enfin, certaines prostituées sont chez les grecs, les gardiennes des temples touchant auprès des hommes par leurs incomparable beauté les grâces des déesses qu’elle servent.
Refondons donc nos acquis, revenons à la source désir/plaisir qui motive cette expression des corps, des corps qui se cherchent se découvrent et s’ébranlent de passions dans l’indifférence des dogmes des us et coutumes sociales, de la convenance. Nos villes du jours, sont le théâtre des corps et des consciences orchestrées avec minutie ce grand chef d’orchestre social qu’est la responsabilité raisonnée, une pensée kantienne d’universalisation de la maxime qui bride nos actes et asservie notre libre arbitre d’un entendement souverain.
Or, la Nuit on le sait, ces chaînes se brisent pour quelques heures, les bacchanales commencent dans les bars et les clubs dansants, on s’autorise l’action irrationnelle, improductive aux vues de la balance de rentabilité matérielle vitale du monde diurne. Ici l’on reste éveillé par simple envie égoïste, on disperse ses énergies à la seule cause du soi, à danser par passion, à s’enivrer par joie, à se dépenser enfin jusqu’à l’épuisement de ses forces. On oublie les convenances de l’isolement respectueux et on s’autorise à rencontrer l’autre à se créer des filiations d’un soir, pour une trêve, celle de la nuit.
De tout ces états c’est l’absence de responsabilités des actes ressentis qui motive de tels abandons aux désirs pluriels du corps ; de ces désirs premiers dont l’attirance sexuelle reste une valeur majeure des êtres de ce monde, induite de façon innée et dont l’homme a de tous temps voulu dominer sa maîtrise.
Dominer pour régner, asservir la terre, ne plus subir du climat dis le groupe; mais aussi savant que s’est faite la société des hommes unis, la nuit arrivant, les frontières de cette conscience se percent dans l’isolement nocturne : l’individu s’accorde, s’autorise, et s’écoute. Est-ce là une faiblesse de l’homme civilisé, ou un regain de conscience, un retour à l’entité individuelle qu’est de facto chaque hommes.
N’est-il donc pas aussi curieux de critiquer ceux qui semblent être à côté d’un chemin, que nous qui marchons dessus, s’y laissant conduire. Toutes choses étant question de pré-requis et de choix, le monde de la Nuit n’est donc pas moins que le monde du jours, il existe en vérité à son égal. Et prendre conscience de la méconnaissance de ce dernier, c’est aussi se refuser à le juger, par soucis scepticiste.
Nous tenterons nous d’imaginer un monde utopique de la nuit, où désirs et plaisirs feront légion. Un monde d’opposition à celui du jour ; un monde où l’on s’enfoncera la nuit tombée. Une procession cérémoniale au média de voiles développant le contact au corps autre, à l’autre ; chemin de croix d’excitation, de mise en sens et d’abandon à soi-même. S’écoutant, convoitant, désirant ; ce monde développera ses règles, ses motivations et ses objectifs. On y retrouvera entre autre la passion sexuelle qui a fait l’objet de notre étude, au même titre que tant d’autres passions. Ne parlons plus ici de prostitution, qui ne signifie pas plus qu’une professionnalisation de l’acte sexuel ; parlons ici de personnes issues de toutes parts du peuple du jour et mues par leurs seules désir exhortés.
< PLUG-IN CITY, la ville qui assouvie vos désirs >
Affichage : Présentation lors du Rendu Final
> Il s’agit ici plus pour nous d’imager et de communiquer au travers d’un pseudo projet, l’enseignement de notre investigation et ce que nous en avons compris.
Classé dans : Groupe 06: Aina_Almudena_Carla_ Carolina_Coral_Nicolas_Sofia | Mots-clefs: atlas, exploration, nuit


Noisy-le-Grand

Joinville

Chinagora
A 19 heures du soir on prend le RER A à la station de Châtelet pour arriver jusqu’à la ville nouvelle de Noisy-le-Grand (19 :37). Le train est plein à la sortie, et quand on descend il y a encore un grand mouvement de gens dans la gare et dehors, autour des arrêts des buses (vers la Cité universitaire, par exemple). On marche un peu en suivant la foule, essayant d’aller vers le Nord et la rivière. On constate les énormes vides qui font les parcs dans la nuit, et que les trajets faits par les piétons sont la plupart accompagnés d’une timide illumination nocturne sur la rue, hors de ça c’est le noir, l’imperméable obscurité. On se perd et on fait un tour vers l’est, les édifices comme des grands objets muets avec les fenêtres qui témoignent être des cellules vivantes, les rues presque pas transités. Tout le monde rentre chez soi. Pour prendre des buses interurbaines un home fait de la lumière avec son portable. Il n’arrête pas de pleuvoir.
On retourne à la gare et on reprend le RER A cette fois-ci vers Joinville, plus au sud. 21:05 h. Peu de gens qui descendent, la gare est vide. Lorsqu’on est dehors on essaye de s’orienter et on décide de suivre la voie la plus grande et illuminée, vers la zone industrielle qu’on aperçoit d’après les cheminées. Peu de chose à voir, pas de mouvement, on retourne vers la rivière, et une fois là on constate plein de restos et zones aménagées pour faire des soirées qui sont fermés du à la station hivernale. Tout à un air bizarre, comme endormi et paralysé sous le froid.
On trouve une clôture ouverte avec un poste de gardien, on entre et on essaye de lui faire quelque question sur le site (il parait être un auditorium) ou sur sa vigilance nocturne, mais il a l’air tellement surpris et énervé qu’on désiste. On arrive aussi à voir un homme qui est resté sur la rive qui est peut-être en train de pêcher (on ne peut pas imaginer d’autre activité dans la zone vide et avec tellement de froid).
On retourne de nouveau à la gare et là on attend 10 minutes dehors le bus numéro–(il est écrit sur l’écran « dernier passage ») vers Ecole Vétérinaire, pour changer là et prendre un autre bus, numéro 35, et aller jusqu’à la destination finale. Il nous faut attendre une demie heure pour ce dernier bus, et il n’est que 22 :48 heures du soir, mais l’affluence de cette ligne au soir doit être presque nulle, seulement un passager est dans le bus lorsqu’il apparaît. On arrive à notre destination en 7 minutes, bien moins que le temps d’attente. Après on marche vers Chinagora : on demande aux peux nombreux piétons mais la plupart ne connaissent pas, non plus dans des restos asiatiques, qui abondent dans la zone. Finalement on rencontre le même seul passager du bus qui avait descendu aussi au dernier arrêt, et il nous explique comment y arriver. Etant la seule indication qu’on a, on la suive, et on arrive jusqu’à un pont, dès où finalement on se trouve devant le grand Chinagora, se dévoilant être une énorme construction, copie du style chinois, avec des toits, des terrasses, des grandes zones de parking avec des autocars garés (à l’extérieur)…mais tout complètement en silence, noir, pas une fenêtre éclairé, pas un bruit. De nouveau on a la sensation d’être devant un espace abandonné (pour la station d’hiver), arrêté dans le temps, ou pas visible à nos yeux. Même avec les 4 autocars garés, personne ne bougeait dans les alentours.
On continua en traversant le pont vers la zone industrielle, qui était très calme à cette heure du soir (23 :30 à peu près). Il y avait de la fumée toujours présente dans quelques usines, mais pas de mouvement humain. Avant de croiser le pont vers le centre ville, on aperçoit une clôture ouverte, avec lumière au fond et des camions garés. On entre, et on se rend compte qu’il s’agit d’une imprimante de journaux ! Bien sûr, on n’y avait pas pensé, mais les imprimantes des journaux doivent travailler pendant la nuit ! On se rapproche du poste ou 5 hommes se réchauffent pour leur demander de l’information, et d’abord un peu inquiets, puis en comprenant la situation et qu’on n’est que des étudiants qui sont tombés sur le lieu par hasard, ils nous racontent qu’il s’agit de l’imprimante de Le Monde et d’autres petits journaux, qu’avant ils étaient situés à l’endroit près de l’Opéra de Paris, centre ville, et donc mêlés tout le jour et nuit au mouvement des gens,des journalistes, des cafés, etc., et que ce fut avec le temps, dans les années ?, qu’on enleva l’usine pour l’isoler dans l’autisme d’une zone industrielle de banlieue. Ils avaient l’air d’aimer notre visite et de pouvoir raconter leur histoire (les différents journaux qu’ils imprimaient, les tirages matin et soir, et un peu comment toute cette chaîne-là marchait), mais pour des procédés légales ils ne pouvaient pas nous laisser entrer tous et prendre des photos. Ils eurent quand même la gentillesse de laisser rentrer un d’entre nous pour prendre des photos.
Finalement on rentre au centre ville, station Ecole Vétérinaire, et on prend le métro L8 à 00 :20 heures du soir.
Plans subjetives
Classé dans : Groupe 05 ( B. Gentil / PH. Monfort / B. Chantelou) | Mots-clefs: atlas, exploration, nuit

Parcours.

Antony: rue commerçante à minuit.

Vies parallèles.

Centre ville.

Changement d’échelle.

Flux traversant.

Impasse temporaire.

Couloir.

Ville.

Brasserie de Rungis.

Demi du matin, chocolat du soir.

Centre ville.

Rungis: rue commerçante à 4h.

Tout doit disparaitre.

Corps.

Flux.

Buvette.

Petite récompense.

























































































